Au bord des mondes
du 27 juin au 20 septembre 2026
(Exposition)
FIRST GENERATION
Carolina Arantes
Curation : Denise Camargo, Azu Nwagbogu
Partenaires : LEBOLABO, Hahnemühle, L’IMAGIER,
PH Distrib, Fisheye, FLASH, Fondation Lagardère
Comissaires: Denise Camargo e Azu Nwagbogu
Réalisation sonore: Isadora Dartial
Mix: Sulivan Clabaut (studio All Sound)
Design Graphique: Darkon Vroque
Textes: Denise Camargo e Maboula Soumahoro
Ce projet a reçu la bourse photographique de Fondation Jean-Luc Lagardère et le Prix Fire-Cracker
First Generation est un travail photo documentaire
consacré à l’identité des femmes françaises d’origine
africaine nées en France. Construit sur huit années de
rencontres et de confiance, le projet associe images
et témoignages pour raconter l’histoire personnelle
de ces femmes et leur place dans l’identité française
contemporaine. Entre héritage africain et culture européenne,
immigration et citoyenneté, cette génération
construit une identité biculturelle traversée par
les questions de transmission, d’appartenance et de
représentation. À travers ce travail d’écoute, Carolina
Arantes interroge également sa propre expérience
du déplacement et de la non-appartenance entre le
Brésil et la France.
La Kabine s’associe au Festival FLASH pour accompagner
la circulation de l’exposition entre septembre et novembre 2026.
Dans ma chair, un pays interroge ce que signifie « appartenir
» au-delà des frontières, dans un monde
façonné par la colonisation, le métissage et les diasporas.
Face à la disparition des ancêtres et des lieux
d’origine, le projet imagine un « chez-soi » vivant et en
mouvement, tissé de relations entre les corps, la nature
et le temps. Les éléments naturels – arbres, brouillard,
champignons, eau – deviennent des passeurs entre
visible et invisible, invitant à penser les racines et les
mémoires comme un réseau fluide et résilient. Le corps
lui-même devient une maison poreuse, un espace de
transmission et de réinvention des récits enfouis.
Extrait du texte co-écrit avec Eline Gourgues – La
Station Culturelle.
Lauréate 2025 du Prix du public Une autre empreinte
– Prix Photo Dahinden pour la photographie environnementale, Masoumeh Bahrami documente la disparition progressive de la zone humide de Miankaleh,
réserve de biosphère classée par l’UNESCO, sur les rives
sud de la mer Caspienne en Iran. Fragilisée par les
sécheresses, les détournements de rivières, la surexploitation agricole et des années de mauvaise gestion
environnementale, cette région voit son équilibre vital
disparaître peu à peu.
Partenaires : Prix photo CCFD-Terre Solidaire, la SAIF,
le fonds de dotation SAKURA
Lauréate du Prix photo CCFD-Terre Solidaire, prix du jury
– SAIF, Lys Arango documente les conséquences de la
sécheresse sur les populations mayas du Guatemala.
Dans le « couloir de sécheresse », les familles survivent
entre malnutrition, exil et attente de la pluie, tandis
que les savoir-faire agricoles ancestraux continuent
de se transmettre. L’exposition éclaire les enjeux
sociaux et alimentaires auxquels font face les paysans
guatémaltèques.
Partenaires : Prix Photo CCFD-Terre Solidaire,
Dahinden
Prix spécial du jury – Prix Photo CCFD-Terre Solidaire,
Ismail Abu Hatab documente le quotidien des familles
déplacées à Gaza vivant dans des tentes de
fortune entre la mer et les bombardements. À travers
cette série, le photographe palestinien montre
comment, malgré la guerre, les enfants continuent
de jouer et les habitants de résister à l’effacement
et au silence. Réalisateur, photographe et formateur engagé, Ismail Abu Hatab travaillait sur ce projet lorsqu’il a été tué le
30 juin 2025 au cours d’une frappe israélienne à Gaza.
Depuis le Burkina Faso, Nyaba Léon Ouedraogo documente
la relation spirituelle entre les habitants de Bazoulé et les crocodiles sacrés du lac. À travers cette série, il interroge les conséquences du dérèglement climatique sur ce site menacé d’assèchement et sur la transmission d’un patrimoine spirituel vivant.
Inspiré des masques cimiers crocodile Ijaw, Arnold
Fokam réinterprète le mythe de Mami Watta au bord
du fleuve Congo. Mêlant peinture, sculpture, performance
et photographie, sa série Processions explore les liens entre spiritualité, eau et crise écologique, à travers cette figure tutélaire des eaux africaines.
HORŠE HÍYYIS
BRÛLAGE CULTUREL MUWEKMA OHLONE –
FEU ET INTENTION À DJERASSI
Kalie Granier
Partenaires : Djerassi, Villa Albertine San Francisco,
Atelier SHL
Au coeur de ce projet se trouve le cultural burn, ou brûlis
culturel — en langue Chochenyo : HORŠE HÍYYIS, le « bon
feu ». Cette pratique ancestrale des Muwekma Ohlone,
peuple autochtone de la baie de San Francisco, considère
le feu comme un outil de soin, de régénération
et de relation au vivant. Longtemps criminalisées par
les pouvoirs coloniaux, ces pratiques sont aujourd’hui
réactivées face aux crises écologiques et aux mégafeux
contemporains. Les images ont été réalisées
sur les terres du Ranch Djerassi, où des gardien·nes de
la culture Chochenyo réintroduisent le brûlis culturel
pour restaurer les liens au territoire et transmettre les
savoirs ancestraux.